Don't freak out or... whatever

Don't freak out or... whatever

Et elle rit, elle rit de sa stupidité, de sa tendance à s'accrocher à des idées, des futilités.
Elle rit de l'amour qu'elle porte, à rien, pour rien, à part ce qu'elle croit proche.
Elle pense à changer parfois.

Elle aime son ironie, son insensibilité, la façon qu'il a de ne pas l'aimer, plutôt de ne pas la regarder comme une femme.

Mais jamais elle ne le fera, entêtée, butée dans sa volonté d'être elle-même, d'être l'anti-conformiste allergique au romantisme, alors qu'elle n'aspire qu'à ça.

Et elle s'enfile les gorgées de whisky les une après les autres. Pourquoi sombrer à moitié dans son propre rejet quand on peut couler profondément et s'asphyxier.

Elle s'arrêtera un jour. Elle aurait envie de le crier.

# Posté le mercredi 27 mai 2009 18:14

J'aime te détester, je déteste t'aimer, je t'abjecte mon amour. Je te hais, je t'envie, j'ai envie, toi toi toi. Litanie.

J'aime te détester, je déteste t'aimer, je t'abjecte mon amour. Je te hais, je t'envie, j'ai envie, toi toi toi. Litanie.
- Elle fait pas un peu mec ta chemise? Si tu crois qu'en étant aussi androgyne tu vas te trouver un mec.. .xDD

- En disant ça tu ne m'a jamais trouvé plus sexy.
Tes regards fuyant me dévorent. Tu admires cette chemise d'homme qui épouse la forme de mes épaules et colle le haut de mes seins, le bas large qui te laisse voir ma peau et le premier bouton de ce jean qui moule parfaitement mes fesses et le haut de mes cuisses au moindre mouvement.
Cette chemise tu ne penses qu'à l'arracher pour enlever l'odeur de celui qui me l'a donné, pour me laver d'un corps qui n'était pas le tien.
Je ne sais jamais d'où tu viens ni où tu vas et je m'en fous. Tu veux me rendre accro par ton indifférence parce que tu sais que c'est la seule chose qui va marcher. Tu veux que je t'appartienne. Que je sois à toi, ta femme, ta pute, toi toi toi, Réalise! Le rythme de mon coeur à l'approche de ton haleine, l'orgasme à la moindre de tes caresses, cette dualité, indépendance, liberté, cette obsession qui nous unie, tu l'as perdras si tu l'as vulgarise autant.
Tu es dangereux. Dangereux car quand je suis avec toi, ma seule envie est de t'aimer, sans retenue, sans inconnue. Jusqu'à ce que l'amour nous sépare et ta présence m'épuise.
Alors enlève moi cette putain de chemise dont le bleu t'aveugle, ennivre moi de ton souffle dans mon cou, regarde moi et dis moi que tu ne m'as jamais voulu, jamais aimé.
DIS LE! Laisse moi retourner à mon atonie sentimentale et à ma frigidité. Laisse moi noircir les pages de mes obsénités
Arrête de regarder le mouvement de mes hanches, d'être hypnotisé par ma voix... Plus tu me désires et plus j'expire.


- Elle fait pas un peu mec ta chemise? Si tu crois qu'en étant aussi androgyne tu vas te trouver un mec.

- Eh d'où tu crois qu'elle vient ma chemise, abruti?

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 14:35

Modifié le lundi 26 janvier 2009 13:44

A cette banale Liberté, déchirée.

A cette banale Liberté, déchirée.
Et vous courrez sur mes pages, dans mon coeur, en moi, partout.
Ma vie a changé. Grâce ou à cause de vous. Deux ans. En fait moins, un an à peine. C'est drôle de voir une vie basculée en si peu de temps. Et j'étais si heureuse. Et vous m'avez si bien coulée. Nous m'avons si bien coulée.

Celui qui a dit "tout s'écoule" s'est bien trompé. Les Hommes ne changent pas. Blanche Colombe ne se relève de ses blessures que pour y retomber.

On vit à une époque où la liberté est un effet de mode, et où coucher vaut mieux qu'aimer, et on trouve ça normal.
On vit à une époque où la différence entre blanc et noir est d'autant plus marquée qu'on essaye de l'oublier.
On vit à une époque où l'amitié n'est qu'un souvenir.
Et ce cliché de la nouvelle époque, de la modernité, il était tellement ancré dans mon corps que moi aussi je l'ai trouvé normal.

Et si vous vous battiez, pour une fois?

# Posté le samedi 03 janvier 2009 18:12

Arianne

Arianne
J'absurde les litotes, elle baise les euphémismes
Elle rêve de grandeur quand je crève d'ennui
Et sous une illusion vous pourriez voir sa vie
A ce fantasme de cire aussi plein d'erotisme

Arianne, double du mal qui me fait exister
Profite des beaux jours implantée dans mon âme
Arianne, prénom de reine porté par une trainée
A sur à chaque brasier allumer une flamme

A son fil accrochée sans crainte je la suis
Me liant corps et sang à toutes ses insomnies
A sa joie dévastée j'ajoute mes sourires

Duo par le mal évincé, tremble et soupire
Filles de peines, femmes d'or d'emeraude et de plomb
Coulent, le Temps et le Monde les emmenant vers le fond.

# Posté le jeudi 25 décembre 2008 19:02

J'écris pour être tout ce que je ne suis pas.

J'écris pour être tout ce que je ne suis pas.
J'ai fini par me réveiller, éreintée, courbaturée, mais éveillée. La fenêtre entr'ouverte laissait glisser un rayon de lumière sur mon visage. J'ai pensé, repensé, retourné la situation, dans tous les sens, regardant mon corps à moitié nu et mes chaussures trainant sur le sol.

J'étais devenue une trainée au service de l'humanité. Empochant les billets, les bijoux, peu importe, tout ce qui passait. Me laissant baiser par des enfoirés. J'ai repensé à la première fois, mon c½ur palpitait, une flaque de sueur se trouvait à mes pieds, tellement la peur s'emparait de moi quand il s'est approché, dans la rue, me tendant une cigarette.

« -Tu fais le trottoir »
« -Non j'attend »


Et c'était vrai ce soir là. J'attendais, j'attendais un signe, un mot, un geste, quelqu'un. Petite fille perdue au milieu du monde, un t-shirt trop grand, des talons trop hauts et quoi ? Il m'a tendu une cigarette, m'a parlé gentiment, m'a fait monté chez lui, m'a payé pour avoir « accepté un vieux près de moi » et l'engrenage a commencé. On a du mal à imaginer le pouvoir de l'argent, et l'ivresse de la baise. On m'appelait pute et j'adorais ça, souriant vulgairement et avec mépris à toutes ces filles en jupes plissées. Oh je ne me cachais pas. J'étais une ado perdue, amoureuse du sexe et enivrée de sa stupide rébellion.

On a toujours du mal à se sortir d'un cauchemar. On a mal au c½ur, mal partout, et on se recroqueville sous notre couverture. Mais la lumière qui frôlait mon visage à ce moment-là à été comme un déclic. Je suis sortie, souriante, la tête haute, écoutant avec plaisir le silence de mes pieds nus sur le sol, laissant mes talons claquer dans mes mains. Cheveux au vent, blouson ouvert et sourire franc.


Publié sur : Annexe-de-mots

# Posté le mardi 18 novembre 2008 07:10